La Guadeloupe en Traduction

Le blog bilangue d'une traductrice du français vers l'anglais en Guadeloupe

Archive for December, 2013

Des chinois en Guyane et en Martinique; des Guyanais et des Martiniquais en Chine (1/2)

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A Chinese shop in Basse-Terre, Guadeloupe

Il y a apparemment 98 millions de Chinois dans le monde. On en trouve 50 000 dans la Caraïbe ensoleillée avec plus de la moitié en Jamaïque et à Cuba. Environ 7 000 Chinois vivent en Guyane française, 1 000 en Martinique, et 100 en Guadeloupe.

Ce sont les chiffres donnés dans le documentaire en deux parties intitulé « Des chinois en Guyane et en Martinique » et « Des Guyanais et de Martiniquais en Chine ». Ces chiffres ont sûrement augmenté depuis la production du documentaire en 2009. C’est certainement le cas en Guadeloupe, où, lors de sa visite en 2011, l’Ambassadeur de Chine en France a donné le chiffre de 300.

Il est probable que la taille restreinte de la communauté chinoise aux Antilles contribue au manque de connaissance sur son origine et son histoire par les Antillais et aussi par les membres de la communauté eux-mêmes. Ce documentaire se veut un remède.

La première partie se concentre sur les 3 périodes distinctes de l’immigration chinoise en Guyane et en Martinique : au milieu des années 1800 et 1900, et à partir de 1980.

Les premiers immigrés ont quitté la Chine pour fuir le conflit et la famine. Beaucoup sont arrivés comme travailleurs gagés. À l’exception connue du Docteur Yang-Ting, ancêtre de l’un des scénaristes. On a conclu que les chinois remplaçaient mal les esclaves nouvellement libérés, ne convenant guère au travail sur les habitations, trop étrangers pour s’intégrer à la société. Cependant, ces immigrés ont fini par s’assimiler : par des unions avec des antillais, puis en ayant des enfants, ainsi qu’avec la création de commerces.

Certains immigrés composant la deuxième vague sont arrivés suite aux bouleversements de la guerre civile en Chine ; d’autres sont arrivés pour les meilleures perspectives économiques. Ho Hie Hen en était un, arrivant en Martinique in 1935 après un passage en Guyane. Il a débuté avec une petite épicerie dans un quartier populaire de Fort-de-France. Ses affaires se sont développées progressivement et de façon remarquable. Présidé aujourd’hui par ses enfants, le Groupe Ho Hie Hen réalise un chiffre d’affaires de 400 millions d’euros.

En effet, beaucoup d’immigrants chinois ont trouvé la réussite dans le commerce. C’est clairement le cas en Guyane, où, selon le narrateur, « on ne va pas faire ses courses; on va chez le chinois ». Les immigrants chinois peuvent ouvrir des magasins partout en France, mais ici aux Antilles, on les appelle « bazars chinois », l’origine du nom sûrement autant due à la quantité et à la variété des marchandises qu’au fouillis ordonné de son étalage.

Le bazar chinois a été une caractéristique commune du paysage local et le sera encore car il reste le chemin emprunté pour les nouveaux arrivés. Cependant, il serait très réducteur de confiner les Chinois des Antilles au bazar (ou au restaurant asiatique, d’ailleurs). Les personnes interviewées dans la première partie du documentaire ne témoignent pas seulement d’une intégration réussie, mais également de la diversité de l’héritage chinois en Martinique et Guyane.

« Des chinois en Guyane et en Martinique ; des Guyanais et des Martiniquais en Chine », produit par Les Productions de la Lanterne, écrit par Jeanne Yang Ting, Marie-George Thébia et Jil Servant, et réalisé par Jil Servant.

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Written by May

December 29th, 2013 at 5:49 pm

Meilleurs vœux pour 2014

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Best wishes for 2014

Written by May

December 24th, 2013 at 12:47 pm