La Guadeloupe en Traduction

Le blog bilangue d'une traductrice du français vers l'anglais en Guadeloupe

Les kassavs

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Des kassavs au coco, Guadeloupe

La cuisine est  toujours associée au souvenir. Certains plats, plus que d’autres, sont souvent facilement liés à un sentiment de nostalgie. Je pense que pour beaucoup de Guadeloupéens, la kassav évoque une époque plus simple, des souvenirs doux d’enfance.

Les kassavs, de « cassava » l’anglais pour manioc, sont des petites galettes faites de cette racine broyée, et grillées sur une platine en fer. On les mange nature ou fourrées d’une farce sucrée ou salée : coco râpé sucré, confiture de goyave, jambon-fromage, morue.

On peut trouver des stands de kassavs partout en Guadeloupe. J’achète les miennes chez Josie, qui les vend de son camion au rond-point de Versailles vers la Route de la Traversée. Il est bien possible que ce sont les meilleurs kassavs dans toute la Guadeloupe. Elle les fait fraîches, une à la fois, en prenant les commandes au fur et à mesure. Elle travaille avec rapidité, mais la queue est parfois longue. Il semble toujours y avoir un paquet de clients. Elle vous les donne toutes chaudes directement de la platine, donc le défi est d’attendre de prendre cette première bouchée.

Il faut les manger toutes fraîches. Le lendemain, elles semblent prendre la consistance du pain rassis. Si vous insistez, vous pouvez réchauffer la kassav de la veille dans le four ou avec un bain-marie. Le four vous procurera une kassav croquante comme un biscuit sec, tandis que le bain-marie vous donne une kassav tendre.

Une kassav fraîche est extrêmement satisfaisante. C’est vrai si vous en avez mangé depuis votre toute jeune enfance, mais aussi si c’est votre première. Une fois consommée, il n’y a plus qu’à pousser un soupir de ne plus en avoir.

Food is always tied to memory. Some foods, more so than others, are easily tied to nostalgia. I think for many Guadeloupeans, kassav evokes simpler times and sweet childhood memories.

Kassavs are small flat cakes made of shredded cassava root, cooked on a flat griddle. These are eaten plain or filled with sweet or savory fillings: sweetened grated coconut, guava jam, ham and cheese, salt fish.

Kassav stands can be found throughout Guadeloupe. I buy mine from Josie, who sells her kassavs from a food truck at the Versailles roundabout off of Route de la Traversée. It is possible that these are the tastiest kassavs in all of Guadeloupe. She makes them fresh, one by one, taking the orders as she goes. She works quickly, but the wait can be long. There always seems to be a cluster of customers. They come off broiling hot off the griddle, so the challenge is waiting to take that first bite.

Kassavs should be eaten fresh. Even the day after, kassavs seem to take on a stale-bread texture. If you must, you can warm up a day-old kassav in the oven or in a bain-marie. The oven will give you a crispy, cracker-like kassav, whereas the bain-marie will give you a chewy kassav.

A fresh kassav is immensely satisfying. That is true whether you’ve eaten them ever since you were just a babe, or whether it’s your very first one. Once you finish, there is really little left to do but sigh that there isn’t any more.

Written by May

October 15th, 2015 at 7:42 pm

Posted in la bouffe / food

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