La Guadeloupe en Traduction

Le blog bilangue d'une traductrice du français vers l'anglais en Guadeloupe

Archive for the ‘la langue / language’ Category

Vocabulaire d’Outre-Mer: Case (Kaz)

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Pointe-à-Pitre, Guadeloupe

Encore une entrée du « Vocabulaire d’Outre-Mer » du Monde.

Another entry from Le Monde’s “Vocabulaire d’Outre-Mer”:

Case

Or, kaz, in Creole. The traditional Creole house found in the West Indies, Guyana and Reunion. Often rudimentary structures, these homes stand out for their lack of windows. Some more elaborate kaz share similarities with grand villas in Louisiana. Many of these kaz, all rather modest, were hastily built after 1848, when freed slaves left the plantations and settled on unclaimed land to build homes that belonged to them.

Written by May

August 27th, 2015 at 5:17 pm

Bonjou foulard, bonjou madras

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Bonjou foula, bonjou madras é kolyé chou
Nou pé ké di adyé lè nou kay an séjou
pas ofèv-la ki soukoudé bijou a-w an kè-nou
sé on mèt a mannyòk an chalé é an lanmou
Nou ké pòté toujou é tou patou
mès é labitid é tout ti-sikré an-nou :
chacha, gwo-ka, kwi é wòb gran doudou
adan valiz an-nou
Rich kon kréziz èvè kilti é founiti
nou pé pati o lwen
révé a lenfini san janmè bigidi ni fè pon chichi douvan sa ki tan nou
dépi nanni nannan kréyòl ritm é zépis ki ka di nou pangan
é fè nou partajé kaladja é migan èvè tèlman plézi ka di mèsi
dé vwè solèy isi adan on ti paradi

Stéphane M, vidéaste de mariage basé à St. Tropez, est venu en Guadeloupe pour la première fois pour du boulot. Il est arrivé avec ses a priori d’une île dépassée par la violence et gangrénée par l’insécurité. Tombé sous son charme tout au contraire, Stéphane a fait cette vidéo comme « un cadeau fait aux Guadeloupéens qui m’ont si bien accueilli ».
La beauté de la Guadeloupe défile dans des images superbement prises : les plages de sable blanc de la Caravelle, la Cascade aux écrivisses, la carapace brillante de la langouste du jour et des bananes plantains sur le feu, les nuages liquides coulant sur le sommet de la Soufrière. La vidéo présente également un poète local, Natichris, récitant l’une de ses œuvres, « Bonjou foulard, Bonjour madras » en créole. Le poème est inspiré d’une chanson antillaise connue composée au XIXe siècle, « Adieu foulard, adieu madras »
Le poème est sous-titré en français dans la vidéo. Pour une traduction en anglais du poème, cliquez sur « To read this post in English »

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Written by May

April 29th, 2015 at 3:49 pm

Tchiper

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Voici une vidéo amusante d’Elsa Perry, graphiste et réalisatrice de films d’animation documentaires, sur le tchip. Aucune idée de quoi il s’agit ? Regardez.

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Written by May

August 2nd, 2014 at 5:52 pm

Vocabulaire d’Outre Mer : Caraïbe

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Castle Point, GuadeloupeEncore une entrée du « Vocabulaire d’Outre-Mer » du Monde.

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Caribbean

The vast area bordering the similarly-named sea is composed of the Greater and the Lesser Antilles, extending from the Yucatan peninsula to Mexico, and the coasts of Central America, Columbia, Venezuela and the Guianas. The region takes its name from the Caribs (1), the people inhabiting this territory when the Europeans first arrived. Fierce warriers, called the “Caniba” by their vanquished enemies, the Caribs were anthropopage (2). Here lies the origin of the word “cannibal.” The Caribs were eventually exterminated by European conquerors and disease. The existence of a small community in Guadeloupe was noted at the end of the 19th century. There remains only several thousand Caribs in the region, with the majority living in Dominique.

(1) Now called “Island-Caribs” to differentiate from the Caribs of South America.
(2) Many scholars now dispute the accuracy of this. See Reid, Basil A., Myths and Realities of Caribbean History (Alabama, University of Alabama Press, 2009) and Whitehead, Neil L., “Carib cannibalism. The historical evidence,” Journal de la Société des Américanistes. 70 (1984): 69-87.

Written by May

May 27th, 2014 at 11:14 am

Vocabulaire d’Outre-Mer : Canne à sucre

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Beautiran trail, Guadeloupe

Encore une entrée du « Vocabulaire d’Outre-Mer » du Monde.

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Sugar cane

Native to Asia, this plant is cultivated for its stalk, from which sugar is extracted. In the Middle Ages, sugar was bought and sold in Europe by the Italian trading cities of Genoa and Venice, imported at first from Asia and then produced domestically on Mediterranean islands. Sugar cane was subsequently imported to the West Indies, starting from the second voyage of Christopher Columbus, in 1493. Since the climate was highly favorable to the cultivation of cane, production spread quickly throughout the region. The backbreaking and onerous work of growing cane required a large servile workforce. The transatlantic slave trade developed to meet this demand. “Sugar would be too expensive, if we didn’t grow the cane with slaves,” remarked Montesquieu in “The Spirit of the Laws.” The cultivation of cane brings enormous wealth to the colonies. However, following the British blockade that cuts ties between metropolitan France and the West Indies during the Napoleonic era, sugar extracted from beets, which is less flavorful but less expensive, captures the European market. This competition plunges the sugar-producing colonies into a period of stagnation, and government authorities decide to maintain the monoculture of sugar, preventing the colonies from gaining self-sufficiency that could have offered a path to independence.

Written by May

July 15th, 2013 at 5:00 pm

Vocabulaire d’Outre-Mer : Béké

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Overseas Glossary: BékéEncore une entrée du « Vocabulaire d’Outre-Mer » du Monde.

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Béké

A term designating a small minority of White creoles in Martinique, descendants of rich slave-holding colonists from Europe who settled in the Caribbean often centuries ago, and who control a large share of the economic power in the French West Indies. The term appeared during the era of the French Revolution. Its etymology remains vague: some believe that the term comes from the regular use of the expression “Eh bé qué?” (“Et bien quoi?”, meaning “And what?”) or a deformation of the locution blanc créole, becoming B.K. then béké. Others lend support for the abbreviation of the term blanc du quai, or White man from the quay. Békés are distinguished from métros, recent arrivals from metropolitan France, with whom there is little mixing. The Békés dominance of the economy, discernible in large retail sector, is a source of complaint by Martinican and Guadeloupean activists who stigmatize the group’s arrogance and prejudices maintained from the slave era.

Written by May

November 14th, 2012 at 6:51 pm

Vocabulaire d’Outre-Mer : Antilles

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Map of the Antilles, cover Le Monde, hors série, Où en est la France d’outre-mer ?

Une année après les grèves générales de 2008/2009 en Guadeloupe, Le Monde a publié un hors série, intitulé Où en est la France d’outre-mer ? Ce numéro comprenait un glossaire « Le Vocabulaire d’Outre-Mer » qui, selon les éditeurs Jérôme Gautheret et Thomas Wieder, fournissait « quelques définitions et explications historiques pour mieux comprendre les îles, leur vocabulaire, leur mode de vie, leur code, voire leur complexité ».

Il est aberrant que le glossaire n’ait pas été dressé par quelqu’un avec une connaissance plus profonde du sujet–un historien, un écrivain, ou un sociologue (ou mieux encore, une collaboration entre les trois). La liste résultant est une soupe trop liquide, assaisonnée avec de l’exotisme, et fait de maigres ingrédients ; vous ne trouverez pas de viande. Dans le cadre d’une soi-disant analyse approfondie des causes qui ont provoqué de telles manifestations extraordinaires, il est lamentablement superficiel, s’appuie sur l’évidence, et offre un manque de rapport d’un charme suranné.

Il n’est pas complètement sans mérite, cela dit. Pour ceux qui ne pensent qu’au soleil, au sable, et aux cocotiers quand ils entendent les mots « la Caraïbe », et qui ne s’aventurent pas plus loin dans la question que le fond de leur ‘ti punch, le glossaire présente une initiation digeste. Ici, et dans les posts suivants, quelques extraits du glossaire traduits en anglais.

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Written by May

November 7th, 2011 at 4:50 pm

Manœuvres de surf

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Guadeloupe Janvier 2011 – Arthur Bourbon from Arthur Bourbon on Vimeo.

Le surf, comme tout sport, utilise une terminologie spécialisée, ce qui rend toute conversation autour du surf difficile à déchiffrer pour les exclus. Comme le sport est relativement jeune et caractérisé par la contre culture, les termes apparaissent complètement aléatoires, sont parfois descriptifs, mais fréquemment drôles. En feuilletant le dernier numéro du magazine de surf français, Surf Session (qui fête ses 25 ans), j’ai trouvé leur article sur l’évolution des manœuvres ces 25 dernières années. Ne laissez pas le texte rose fluo et les filles presque nues sur les pages précédentes vous tromper : c’est de l’extrêmement technique. Peu importe que ces termes soient en anglais même quand le texte est en français. Je pourrais lire le même article en traduction anglaise et j’aurais le même niveau de compréhension. Voici un aperçu:

Justement, c’est en multipliant les différents grabs que les surfeurs cherchent encore à se différencier et à gagner en style ces temps-ci. Out le double grab, vive le slob air où la main avant vient catcher entre les deux orteils, ou mieux encore, la main arrière qui vient choper le rail entre les talons pour un stalefish du plus bel effet.

Essayer de chercher les termes et les définitions peut vous laisser plus confus qu’avant !

grab : une manœuvre où le surfer tient la planche avec sa main/ses mains un bref instant pendant qu’il exécute une figure aérienne.
double grab : une forme de grab où le surfer tient la planche avec une main devant lui et un autre derrière lui.
slob air : une forme de grab où le surfer tient la planche devant lui avec la main avant.
stalefish : une forme de grab où le surfeur tient la planche derrière lui entre ses deux jambes avec la main arrière.

En tout cas, mon terme de surf préféré est quiver, qui veut dire carquois en anglais, et qui désigne l’arsenal des planches d’un surfeur. Un éventail des formes et tailles de planches est important pour un surfeur car les différentes conditions dans l’eau requièrent une polyvalence dans le choix de planche. Je trouve le terme très évocateur.

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Written by May

March 7th, 2011 at 8:06 pm