La Guadeloupe en Traduction

Le blog bilangue d'une traductrice du français vers l'anglais en Guadeloupe

Rester en bonne santé

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La Piscine de Trois-Rivieres, Guadeloupe
Les réalités du travail moderne font que la plupart d’entre nous passe 7 à 8 heures par jour assis devant un écran informatique. La majorité des gens doivent ajouter une heure pour le trajet maison-travail. Ça fait jusqu’à 9 heures sur nos fesses.

Pour ceux parmi nous qui travaillent à la maison – comme beaucoup de traducteurs indépendants, les conditions peuvent être pires. Ceux qui travaillent dans un bureau traditionnel marcheront – au moins – de leurs voitures à l’entrée de l’immeuble de bureaux, de leurs bureaux à la photocopieuse, etc. Pas grand chose, peut-être, mais c’est beaucoup plus que les quelques mètres qui séparent mon lit et mon bureau. Faire du sport régulièrement, donc, est très important.

Jusqu’à il y a quelques années, je dépendais surtout sur un régime correct et beaucoup de marche pour me maintenir. Et pendant des années, c’était suffisant. Marcher en Guadeloupe n’est pas vraiment faisable. Malgré des randonnées sportives occasionnelles, et la natation en mer quand j’étais à la plage, je ne faisais pas ces activités en fréquence ou durée suffisantes. En conséquence, j’ai pris 5 kilos ma première année. Pesant 63 kilos pour 1 mètre 60, j’étais loin d’être obèse, mais je n’aurais eu aucune difficulté à le devenir si j’avais continué au rythme de 5 kilos par an !

Alors, j’ai commencé d’aller à la piscine municipale, à deux pas de chez moi. Pour ma première séance, je l’ai nommée la piscine communiste parce que j’ai découvert qu’on ne nous permet pas de nager indépendamment. Or, un moniteur dicte quelle nage à faire et combien de tours. Bien que cela m’ait perturbée au début, cela s’avère très efficace – comme un entraîneur personnel à la piscine.

C’était un début douloureux et lent. Cependant, je m’y tenais, parce que même si ça faisait tellement mal, ça faisait tellement de bien aussi. Tout d’un coup, toutes mes douleurs de dos, épaules, cou qui m’embêtaient ont disparu. Comme par magie ! En outre, l’immersion dans l’eau est très décontractante ; quand j’entre dans la piscine, le travail fait toujours des tourbillons dans ma tête, mais après quelques tours, la concentration est entièrement sur la respiration et l’achèvement correct de chaque geste.

Je suis certaine que d’autres formes d’activités physiques aérobics sont aussi efficaces pour rester en forme et réduire le stress. Mon amie et collègue, Emily Tietze, court plusieurs kilomètres chaque jour. Si vous manquez de motivation, avoir un chien est assez utile pour s’assurer qu’on a la dose quotidienne d’activité physique (j’imagine qu’avoir des enfants est aussi efficace, mais ils sont plus compliqués.)

Et non seulement l’activité physique régulière nous garde en meilleure santé – et, donc, plus capable de faire notre travail – mais elle peut en fait nous aider à mieux faire. Selon ce post sur le blog de New York Times ‘Well,’ il est possible que « la pratique d’un sport, que ce soit la course à pied, la natation, le tennis, ou le perfectionnement de son salto arrière, peut aviver la concentration. »

Pourtant, même l’activité physique peut ne pas suffire. Cet article paru plus récemment dans le New York Times décrit que d’être assis tout simplement peut être une pathologie indépendante. Apparemment, « la vie des gens qui sont trop assis sera rognée de quelques ans. » Aïe ! Mais d’une manière rassurante, on peut diminuer les effets par un réarrangement de la façon de travailler. Un bureau qui vous permet de travailler debout, par exemple, serait déjà mieux. Quand je travaillais essentiellement sur un ordinateur portable, je le mettais souvent sur une bibliothèque à mi-hauteur et je travaillais debout. Ma collègue Emily va plus loin, et change entre son ordinateur de bureau et un ordinateur portable posé sur un ‘bureau tapis roulant’ (treadmill desk) (voir sa page de liens pour un mode d’emploi pour en construire un soi-même !)

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Written by May

April 19th, 2011 at 8:07 am

Thalassa (encore) en Guadeloupe

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Thalassa, Georges Pernoud

Thalassa était encore animée depuis la Guadeloupe cette semaine. Comme toujours, des reportages intéressants, et de belles images. En outre, un reportage sur ma ville natale, New York! Voici la vidéo.

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Written by May

April 17th, 2011 at 7:19 pm

2ème Congrès international des écrivains de la Caraïbe

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La semaine dernière, du 6 au 9 avril, la Guadeloupe était le lieu du 2ème Congrès International des Écrivains de la Caraïbe.

J’ai eu l’occasion d’assister au premier congrès, qui a eu lieu quelques mois après mon arrivée en Guadeloupe en décembre 2008. Cette année-là, Derek Walcott était l’invité d’honneur. Un large éventail de thèmes a été abordé – trop, peut-être – et à chaque session, tout événement a commencé en retard. Cependant, une émotion palpable d’excitation régnait sur tout le congrès ; c’était, je crois, le début de quelque chose d’important.

J’ai pris le congrès comme une occasion de développement professionnel, et ai décidé d’y passer la journée de jeudi. Bien que le discours ce jour-là se concentrait surtout sur les caractéristiques qui unissent les îles (l’histoire, la culture) et celles qui les séparent (les langues, la politique), j’ai remarqué un motif sous-jacent qu’on n’a jamais cité de nom : l’économie. Il est possible que le commerce soit considéré comme vulgaire dans le monde littéraire. Cependant, le fait est que le renforcement des liens économiques entre les îles, et le retrait des barrières au mouvement des marchandises et des gens ferait beaucoup pour encourager l’échange culturel. Par exemple, Velma Pollard et Erna Brodber ont parlé des liens culturels qui devenaient possible par les ferries inter-îles qui étaient courant. Ou, un autre exemple, Merle Hodge a remarqué que dans ses voyages en Afrique, les gens là-bas parlent plusieurs langues, et que la Caraïbe devrait suivre cet exemple. Ces ferries existaient et le polyglottisme des Africains existent à cause d’une motivation économique. Les grands centres culturels du monde sont presque toujours des grandes villes de commerce. Alexandrie vient à l’esprit.

En tout cas, j’ai regretté de n’avoir pas pu assister aux séances de vendredi aussi, dans lesquelles on aurait discuté de l’édition dans la Caraïbe. Cependant, j’étais très contente d’avoir eu l’occasion de rencontrer d’autres linguistes. Comme les conférenciers et le public étaient composés d’un mélange de francophones, anglophones et hispanophones, l’interprétation simultanée était disponible dans les trois langues.

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Written by May

April 12th, 2011 at 12:09 pm

La Rue cases-nègres

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Le Sentier Beautiran, Guadeloupe
Un excellent moyen de connaître un endroit est de découvrir sa littérature. La Rue Cases Nègres de Joseph Zobel (1) est un roman classique des Antilles.

Le roman semi-autobiographique raconte la vie d’enfance d’un garçon qui s’appelait Joseph Hassam en Martinique. José – comme on l’appelle – vit avec sa grand-mère, M’man Tine, sur une habitation de canne à sucre pendant les années 30, à l’époque où les noirs étaient libres, mais maintenus dans la pauvreté extrême dans le travail sur les champs des blancs (appelés Békés). Le titre du roman, La Rue Cases Nègres – décrit la rangée des ‘maisons’ où les travailleurs vivent. Le début du roman décrit le monde de José, et raconte ses aventures, du point de vue d’un enfant.

Dans le passage suivant, José a découvert qu’il peut pêcher des crevettes dans un ruisseau non loin, pendant que M’man Tine travaille dans les champs :

C’était merveilleux. L’attention haletante avec laquelle je surveillais la ligne, l’émotion aiguë lancée au cœur par le plus insensible mouvement du flotteur…Plus merveilleux encore, le monde des crevettes tel que j’imaginais: des mornes, des sentiers et des traces, des champs, des cases. Le tout en eau claire. Là vivaient les crevettes translucides, les papas-crevettes, les mamans, les enfants, qui parlaient en langage d’eau. Quand j’en avais pris une grosse, c’était peut-être un papa, ou une maman qui revenait du travail. Et je songeais au chagrin de leurs enfants qui pleureraient inconsolablement, et dont les larmes feraient peut-être grossir la rivière. Quand c’était une petite, je me représentais la désolation de ses parents … et je regrettais d’autant plus celles que je manquais, que je redoutais qu’elles n’aillent conseiller aux autres de se méfier de mon hameçon suspendu sous l’apparence d’un appétissant ver de terre. (84)

Cependant, sa vie dans la campagne bucolique ne cache pas l’existence misérable des noirs à cette époque. M’man Tine se bat pour envoyer José à l’école, qu’elle voit comme la seule sortie des champs de canne à sucre pour son petit fils, et pour les noirs. Ci-dessous, José vient de demander à M’man Tine pourquoi il ne peut pas travailler dans le champ comme les autres enfants de la rue Cases Nègres :

Petit misérable! s’écria ma grand-mère; tu voudrais que je te fiche dans les petites-bandes, toi aussi! … Eh bé! J’aurais dû, pour de bon, t’envoyer ramasser du para (2), ou mettre du guano, comme ont fait les autres! C’est ce qu’il faudrait pour connaitre la misère et apprendre à te comporter…Hein! comment cela pourrait-il finir si les pères y foutent leurs fils là-dedans, dans la même malheur? (79)

La deuxième partie du roman raconte les difficultés rencontrées à l’école et sa nouvelle vie à Fort-de-France.

C’est une histoire merveilleuse, et les personnages sont vraiment inoubliables. José est précoce et le lecteur est vite enchanté par son intelligence et sa franchise. M’man Tine est une force impressionnante, et le lecteur, tout comme José, la considère avec autant d’affection que de peur.

Le roman a été adapté en film en 1983 par Euzhan Palcy. Le film suit l’intrigue de manière générale, mais diffère dans certains détails. Après qu’on lui a demandé lors d’une interview s’il aimait le film, Zobel a répondu, « Je ne regrette pas l’adaptation qu’en a fait mademoiselle Palcy, c’est autre chose que mon livre, peu m’importe la manière dont les deux ont été reçus par le public… » (3). Je crois que le film saisit l’essentiel du roman. Les acteurs principaux, Garry Cadenat en José, et Darling Légitimus en M’man Tine, sont merveilleux.

 

(1) Zobel, Joseph. La Rue Cases-Nègres. Paris: Éditions Présence Africaine, 1974. Print.
(2) para n.m. “graminée pouvant servir de fourrage mais redoutée comme parasite dans les plantations de canne à sucre”. -> herbe couresse ; herbe de Guinée.” (définition extraite de Richesses du français et géographie linguistique, études rassemblées par Rézeau Pierre)
(3) Interview avec Simone DUMAS

 

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Written by May

April 5th, 2011 at 11:32 am

Thalassa en Guadeloupe

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Thalassa, Georges Pernoud

Thalassa, le magazine de la mer sur France 3, est une grosse affaire chez nous. L’émission de cette semaine est animée de Guadeloupe. Bien que les grands sujets ne traitent pas de la Guadeloupe, l’île est présentée dans des mini-reportages. Voici la vidéo.

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Written by May

March 29th, 2011 at 3:02 pm

Le bokit

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bokit poulet indien

Les immanquables bokits sont vendus dans des camionnettes et des cabanes au bord des plages et sur les places des villes un peu partout sur l’île. Il paraît que le bokit a des origines guadeloupéennes; toutefois on le trouve dans toutes les Antilles françaises.

Alors, c’est quoi, un bokit ? Les Guadeloupéens eux-mêmes aiment dire qu’il est le hamburger local, mais les ressemblances s’arrêtent au fait qu’ils sont tous les deux ronds. Le guide Michelin le décrit comme « un sorte de gros beignet fourré de légumes, de morue ou de tout ce qu’on veut à la manière des pans-bagnats ». Mais je trouve cette définition très vague, sans parler que ce n’est pas très appétissant (ça vous dit, un beignet à la morue?). Je tends à croire que la définition reflète la manque d’imagination des Français quand il s’agit des sandwiches ; si ce n’est pas sur une baguette, ce n’est pas un sandwich.

Une recette typique pour les bokits :  il faut avoir de la farine, de la matière grasse (beurre, margarine, huile, saindoux), et du ferment. Les ingrédients sont mélangés, pétris, et roulés en forme de disques. Ceux-ci sont frits dans l’huile. Si c’est réussit, le pain est croustillant et feuilleté à l’extérieur, et moelleux à l’intérieur. Le pain est fendu en deux, et fourré avec des farcis variés, le plus authentique étant la morue émiettée ou le poulet boucané. Mais on trouve souvent aussi jambon fromage et ce qu’on appelle des saucisses traditionnelles Alsaciennes, mais – je ne me suis pas fait avoir – qui sont en fait des hotdogs.

On trouve le pain frit partout dans la Caraïbe et on fait souvent la comparaison entre le bokit et les « johnny cakes » de St. Martin, ou « festival bread » de Jamaïque. Toutefois, ceux-là ont un goût décidément différent car ils sont faits avec de la farine de maïs.

Les bokits sont, alors, plutôt uniques. Bien que je n’aie aucune preuve sauf mes propres observations, je pense que les bokits sont liés au pain indien paratha. La ressemblance entre les deux n’est pas un hasard, car beaucoup de plats ici ont été influencés par les Indiens qui ont immigrés à la fin du XIXème siècle.

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Written by May

March 28th, 2011 at 8:25 am

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Manœuvres de surf

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Guadeloupe Janvier 2011 – Arthur Bourbon from arthur Bourbon on Vimeo.

Le surf, comme tout sport, utilise une terminologie spécialisée, et aboutit à une langue unique qui est quasiment indéchiffrable pour les exclus. Le fait que le sport soit relativement jeune, et avec la contre culture enracinée à son ADN, produit  des termes complètement aléatoires, parfois descriptifs, mais souvent hauts en couleurs. En feuilletant le dernier numéro du magazine de surf français, Surf Session (qui fête ses 25 ans), j’ai trouvé leur article sur l’évolution des manœuvres du surf ces 25 dernières années. Ne laissez pas le texte rose fluo et les filles presque nues sur les pages précédentes vous tromper : c’est du extrêmement technique. Peu importe que ces termes soient en anglais même quand le texte est en français. Je pourrais lire le même article en traduction et j’aurais le même niveau de compréhension. Voici un aperçu:

Justement, c’est en multipliant les différents grabs que les surfeurs cherchent encore à se différencier et à gagner en style ces temps-ci. Out le double grab, vive le slob air où la main avant vient catcher entre les deux orteils, ou mieux encore, la main arrière qui vient choper le rail entre les talons pour un stalefish du plus bel effet.

Essayer de chercher les termes et les définitions peut vous laisser plus confus qu’avant !

grab : une manœuvre où le surfer tient la planche avec sa main/ses mains un bref instant pendant qu’il exécute une figure aérienne.
double grab : une forme de grab où le surfer tient la planche avec une main devant lui et un autre derrière lui.
slob air : une forme de grab où le surfer tient la planche devant lui avec la main avant.
stalefish : une forme de grab où le surfeur tient la planche derrière lui entre ses deux jambes avec la main arrière.

En tout cas, mon terme de surf préféré est quiver, qui veut dire carquois en anglais, et qui désigne l’arsenal des planches d’un surfeur. Un éventail des formes et tailles de planches est important pour un surfeur car les différentes conditions dans l’eau requièrent une polyvalence dans le choix de planche. Je trouve le terme très évocateur.

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Written by May

March 7th, 2011 at 8:06 pm

Premier post

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Le Pointe de Château, Guadeloupe

Bonjour, je m’appelle May. Je suis une traductrice américaine du français vers l’anglais. J’ai grandi dans Upper West Side à New York. J’ai toujours été amoureuse de ma ville, et je considère ma vie, dans une certaine mesure, à l’aune du temps passé ailleurs : les quatre ans que j’ai passés à Ann Arbor, Michigan, pour étudier l’économie et le français. Plus tard, les deux ans passés à Kent, Ohio, pour étudier la traduction. Entretemps, je suis aussi partie en France. En 2008, j’ai déménagé en Guadeloupe, dans les Antilles françaises.

Ceci est, de différentes manières, juste un autre blog de traduction. Je ne suis pas, cependant, une autorité en la matière, alors vous ne trouverez pas de conseils ou d’astuces ici. Je ne compte pas non plus me distinguer en rendant compte des tout derniers outils et nouvelles. Le but est plutôt d’écrire sur la particularité d’être une traductrice dans la Caraïbe et de partager mon intérêt pour la traduction et la langue en général avec des gens ayant les mêmes affinités.

Et bien sûr, j’espère que vous partagerez vos pensées avec moi aussi. Dites-moi ce que vous pensez dans la section commentaire, ou envoyez-moi un email à info@mfdanis.com.

May FUNG DANIS est traductrice professionnelle du français vers l’anglais. Diplômée d’un Masters of Arts en traduction et un Bachelors of Arts en économie et en français des universités américains, elle a travaillé comme coordinatrice de projets dans une agence de traduction et comme traductrice interne avant de se lancer comme traductrice indépendante. Elle est membre de l’American Translators Association. New Yorkaise d’origine, elle s’est installée en Guadeloupe en 2008.

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Written by May

March 4th, 2011 at 11:27 am